Face à la baisse continue des rendements des fonds en euros, les épargnants se tournent de plus en plus vers les contrats en unités de compte. Ces supports d’investissement permettent d’accéder aux marchés financiers et immobiliers via l’assurance-vie, le PER ou le contrat de capitalisation. Si le potentiel de performance est indéniablement plus attractif, ces placements comportent aussi une part de risque qu’il convient de bien mesurer. Entre diversification des actifs, choix du mode de gestion et optimisation fiscale, investir en unités de compte nécessite de maîtriser quelques fondamentaux. Voici tout ce qu’il faut savoir pour tirer le meilleur parti de ces supports en 2026.

Comprendre le fonctionnement des contrats en unités de compte
Définition et principe des unités de compte
Une unité de compte représente un support d’investissement unique proposé au sein d’un contrat d’assurance-vie multisupport, d’un Plan d’Épargne Retraite ou d’un contrat de capitalisation. Contrairement au fonds en euros qui garantit le capital investi, l’UC correspond à une part d’un fonds dont la valeur fluctue selon les marchés financiers.
Concrètement, lorsqu’un épargnant investit dans une unité de compte, il achète un certain nombre de parts. L’assureur s’engage sur ce nombre de parts, et non sur leur valeur. C’est là toute la différence avec les supports garantis : la valorisation de l’investissement évolue à la hausse comme à la baisse, en fonction des performances des actifs sous-jacents.
À noter : L’expression “UC actions” ou “UC immobilier” désigne simplement l’ensemble des supports d’une même catégorie disponibles sous forme d’unités de compte au sein d’un contrat.
Les différentes formes juridiques d’unités de compte
Les contrats d’assurance-vie et de retraite proposent aujourd’hui une grande variété de supports, répartis sous plusieurs formes juridiques. Chacune présente des caractéristiques distinctes en termes de gestion, de liquidité et de frais.
Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) constituent historiquement la structure la plus répandue. Ces fonds d’investissement, gérés par des sociétés de gestion, permettent d’investir simultanément dans plusieurs actions ou obligations. Leur accessibilité en fait un choix privilégié des épargnants, bien que leurs frais soient généralement plus élevés que ceux des ETF.
Les ETF (Exchange Traded Funds) ou trackers gagnent du terrain grâce à leur structure de frais très avantageuse. Ces fonds répliquent la performance d’un indice boursier comme le CAC 40 ou le MSCI World, avec peu d’intervention humaine. Ils offrent une exposition géographique ou sectorielle ciblée à moindre coût, ce qui en fait des outils particulièrement efficaces pour diversifier son portefeuille.
Du côté de l’immobilier, plusieurs véhicules d’investissement permettent d’accéder à la pierre-papier. Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) investissent directement dans des immeubles locatifs répartis sur différents secteurs d’activité. Les OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) combinent quant à eux immobilier et actifs financiers pour plus de souplesse. Enfin, les SCI (Sociétés Civiles Immobilières) offrent une gestion plus flexible du patrimoine immobilier détenu collectivement.
Bon à savoir : Au sein d’une enveloppe fiscale, les revenus locatifs générés par les fonds immobiliers ne sont pas distribués directement. Ils sont capitalisés dans le contrat, ce qui augmente la valeur de l’UC sans que l’investisseur ne perçoive de loyer mensuel.
Pour les investisseurs souhaitant s’exposer au capital-risque, les FCPR (Fonds Commun de Placement à Risques), FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) et FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) permettent d’accéder au private equity. Ces supports investissent dans le capital des PME et sont réservés aux épargnants ayant un horizon de placement long terme et acceptant une prise de risque significative.
Les grandes catégories d’unités de compte
Pour structurer une stratégie d’investissement cohérente, il est utile de connaître les principales familles d’UC et leurs caractéristiques.
Les fonds actions permettent de capter la croissance des entreprises cotées en bourse. Avec des frais de gestion annuels oscillant entre 0,5% et 3%, ils offrent un rendement moyen espéré d’environ 4 à 10% selon l’exposition géographique et sectorielle. Leur volatilité nécessite toutefois un horizon d’investissement d’au moins 7 à 10 ans.
Les fonds obligataires investissent dans des titres de créance émis par des États ou des entreprises. Plus stables que les actions, ils affichent une volatilité modérée et un rendement moyen d’environ 4% en 2025. Ils conviennent aux profils équilibrés sur un horizon de 3 à 5 ans.
Les fonds diversifiés combinent plusieurs classes d’actifs pour équilibrer risque et rendement. Leur performance varie fortement selon la stratégie du gérant, tout comme leurs frais, généralement compris entre 2% et 3% par an.
Les fonds immobiliers offrent une exposition à la pierre-papier avec un rendement moyen de 4% à 6%. Attention toutefois : leurs frais peuvent grimper jusqu’à 8 à 10% par an des loyers perçus dans le cas des SCPI. Un horizon de placement de 8 à 10 ans est recommandé pour lisser les cycles immobiliers.
Les fonds monétaires constituent une solution de placement à très court terme, avec un risque faible et un rendement d’environ 3% en 2025. Ils servent généralement de parking temporaire pour des liquidités.
Les fonds indiciels (ETF) se distinguent par leurs frais ultra-compétitifs, entre 0,15% et 0,3% par an. En répliquant passivement un indice, ils permettent d’obtenir un rendement moyen de 4% à 10% selon l’indice suivi, pour un risque élevé nécessitant un horizon de 7 à 10 ans.
Enfin, les fonds de Private Equity visent à doubler le capital investi sur 10 ans. Avec des frais annuels de 1% à 1,3% et un risque très élevé, ils s’adressent aux investisseurs aguerris disposant d’un horizon long terme.
Contrat monosupport ou multisupport : quelles différences ?
Le contrat monosupport : la sécurité avant tout
Un contrat monosupport concentre l’intégralité de l’épargne sur un fonds en euros. Ce support, composé majoritairement d’obligations d’État, offre une garantie totale du capital investi. Chaque année, les intérêts générés s’ajoutent définitivement au capital, sans possibilité de diminution. L’assureur s’engage à restituer à l’épargnant un montant déterminé, exprimé en euros.
Cette formule séduit les investisseurs prudents qui privilégient la sécurité à la performance. En 2024, le rendement moyen des fonds euros s’établissait à 2,6%, un niveau en hausse par rapport aux années précédentes mais toujours modeste face à l’inflation.
Le contrat multisupport : allier sécurité et performance
Un contrat multisupport propose plusieurs supports d’investissement au sein d’une même enveloppe. L’épargnant peut répartir son capital entre un fonds en euros sécurisé et différentes unités de compte pour rechercher du rendement. Cette flexibilité permet d’adapter l’allocation selon son profil de risque et ses objectifs.
L’avantage principal réside dans la possibilité d’effectuer des arbitrages, c’est-à-dire de transférer tout ou partie de l’épargne d’un support à un autre. Par exemple, en cas de forte hausse des marchés, il est possible de sécuriser les gains réalisés en les basculant vers le fonds en euros.
Important : Certains contrats proposent des options d’arbitrage automatique, comme la sécurisation progressive des plus-values au-delà d’un seuil défini. Ces mécanismes permettent de protéger les gains sans avoir à surveiller quotidiennement les marchés.
Il existe également des contrats multisupports 100% unités de compte, sans fonds en euros. C’est le cas notamment des contrats Vie Génération, créés en 2014 pour orienter l’épargne vers l’économie sociale et solidaire. Malgré un avantage fiscal supplémentaire (abattement de 20% au décès), ces produits restent confidentiels et réservés aux investisseurs disposant d’une importante capacité de placement.
Comment choisir entre monosupport et multisupport ?
Le choix dépend essentiellement de trois critères : votre profil de risque, votre horizon de placement et vos objectifs financiers.
Pour un profil prudent recherchant la sécurité du capital, le contrat monosupport en fonds euros reste la solution la plus adaptée. Il convient également aux épargnants ayant besoin d’une disponibilité immédiate de leur épargne.
Pour un profil équilibré acceptant une part de risque en contrepartie d’un rendement potentiellement supérieur, le contrat multisupport représente un bon compromis. La répartition peut s’ajuster dans le temps : davantage de fonds euros en début de contrat, puis une augmentation progressive de la part en UC une fois l’horizon de placement élargi.
Pour un profil dynamique visant une performance maximale sur le long terme, une allocation majoritairement investie en unités de compte est recommandée. Une petite poche de fonds euros peut toutefois être conservée pour les besoins de liquidité à court terme.
Unités de compte contre fonds en euros : analyse comparative
Des différences fondamentales
La distinction majeure entre ces deux types de supports réside dans la garantie du capital. Le fonds en euros offre une sécurité totale : le capital investi ne peut jamais diminuer, et les intérêts acquis chaque année sont définitivement consolidés. Les unités de compte, en revanche, ne bénéficient d’aucune garantie. Leur valeur fluctue au gré des marchés, ce qui implique un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
Sur le plan de la performance, les écarts sont significatifs. En 2024, le rendement moyen des unités de compte atteignait 4,9% avant frais, contre 2,6% pour les fonds en euros. Plus parlant encore : les fonds actions affichaient +8,5%, l’obligataire +4,2%, tandis que l’immobilier accusait une baisse de 6,7%. Ces chiffres illustrent la volatilité des UC, capable de générer des performances élevées mais aussi des baisses marquées selon les cycles de marché.
La composition diffère également. Les fonds en euros sont constitués principalement d’obligations d’État et, dans une moindre mesure, d’actifs plus dynamiques. Les unités de compte donnent accès à une palette bien plus large : actions internationales, obligations d’entreprises, SCPI, ETF sectoriels ou thématiques, private equity… Cette diversité permet de construire des portefeuilles sur-mesure, adaptés à chaque situation.
Quelle répartition adopter entre UC et fonds euros ?
La clé d’une allocation réussie repose sur l’équilibre entre sécurité et performance. Trois paramètres sont à considérer pour déterminer la bonne répartition.
Le profil de risque constitue le premier filtre. Si la volatilité des marchés génère de l’anxiété, mieux vaut privilégier une part importante de fonds euros. À l’inverse, les investisseurs à l’aise avec les fluctuations peuvent augmenter significativement la part d’UC.
L’horizon de placement joue un rôle déterminant. Sur moins de 3 ans, les fonds euros restent préférables. Entre 3 et 8 ans, une approche équilibrée s’impose, avec une répartition 40-60% entre fonds euros et UC. Au-delà de 8 ans, l’allocation peut s’orienter davantage vers les UC pour maximiser le potentiel de rendement, le temps jouant en faveur du lissage de la volatilité.
Les objectifs financiers orientent également les choix. Une épargne de précaution nécessite une sécurité maximale, donc davantage de fonds euros. Un projet de transmission patrimoniale ou de préparation de la retraite, avec un horizon lointain, autorise une exposition plus forte aux unités de compte.
Voici quelques exemples d’allocations types :
Pour un profil prudent sur un horizon court (moins de 3 ans) : environ 70% en fonds euros et 30% en UC, orientées vers des obligations et de l’immobilier.
Pour un profil équilibré sur un horizon moyen (3 à 8 ans) : 40 à 50% en fonds euros et 50 à 60% en UC, avec un mix d’actions diversifiées, d’obligations et d’immobilier.
Pour un profil dynamique sur un horizon long (8 ans et plus) : jusqu’à 30% en fonds euros et environ 70% en UC, incluant des actions, des ETF, du private equity et des fonds thématiques.
Avantages et limites des contrats en unités de compte
Les atouts d’un investissement en UC
Le premier bénéfice d’un contrat en unités de compte réside dans son potentiel de rendement nettement supérieur aux placements garantis. Là où un fonds euros peine à dépasser les 3%, les unités de compte peuvent générer des performances annuelles à deux chiffres sur certains segments de marché. En 2024, certains portefeuilles dynamiques investis à 100% en UC ont dépassé les 27% de performance nette de frais.
La diversification constitue un autre avantage majeur. Les UC permettent d’accéder à une multitude d’actifs et de stratégies d’investissement : actions internationales, secteurs porteurs, immobilier européen, obligations d’entreprises, private equity… Cette variété autorise une répartition fine des risques et une personnalisation poussée de l’allocation.
L’adaptabilité aux différents profils d’investisseurs représente également un atout de taille. Les profils prudents peuvent se concentrer sur des actifs plus stables comme les fonds monétaires, les obligations ou l’immobilier. Les profils dynamiques privilégient les actions et le private equity. Les profils équilibrés combinent ces approches pour optimiser le couple rendement-risque.
Les UC s’intègrent dans des enveloppes fiscalement avantageuses. Sur une assurance-vie, les gains ne sont imposés qu’en cas de rachat, et après 8 ans de détention, un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule (9 200 euros pour un couple) s’applique sur les plus-values. Dans un PER, les plus-values sont totalement exonérées d’impôt tant qu’elles restent au sein du plan.
Enfin, les contrats en UC offrent une liquidité totale. Même si un horizon de placement long terme est recommandé, l’épargne reste disponible à tout moment, contrairement à d’autres placements bloqués.
Les contraintes et risques à prendre en compte
Le principal inconvénient tient à l’absence de garantie en capital. Contrairement au fonds euros, la valeur des UC peut diminuer, parfois significativement, en cas de retournement de marché. Dans des cas extrêmes, certains fonds spéculatifs peuvent même voir leur valeur tendre vers zéro, bien que ce scénario reste rare avec des supports diversifiés.
La volatilité des marchés financiers expose les investisseurs à des fluctuations parfois brutales. Une crise économique, une tension géopolitique ou une hausse des taux d’intérêt peuvent impacter négativement la valorisation des UC. Cette réalité nécessite un horizon de placement suffisamment long pour lisser les cycles de marché.
Les frais associés aux unités de compte pèsent sur la performance finale. Aux frais de gestion du contrat (0,5% à 1% par an sur la part investie en UC) s’ajoutent les frais propres à chaque support (0,5% à 3% selon le type de fonds). Certains contrats facturent également des frais de versement et d’arbitrage. Cette structure de coûts, bien que justifiée par la gestion active, réduit mécaniquement le rendement net.
Attention : Les frais des SCPI peuvent atteindre jusqu’à 15% des loyers perçus, ce qui impacte fortement la rentabilité de ces supports immobiliers.
La complexité peut rebuter les épargnants novices. Comprendre les différentes classes d’actifs, analyser les performances passées, anticiper les tendances de marché… tout cela demande du temps et des connaissances financières. Heureusement, les solutions de gestion pilotée permettent de déléguer ces aspects techniques à des professionnels.
Les différents modes de gestion d’un contrat en UC
La gestion libre : pour les investisseurs autonomes
La gestion libre confère une autonomie totale à l’épargnant. C’est lui qui sélectionne les unités de compte dans lesquelles il souhaite investir, définit la répartition du capital entre les différents supports, et réalise les arbitrages selon l’évolution des marchés ou ses objectifs personnels.
Ce mode de gestion convient aux investisseurs disposant de connaissances financières solides et du temps nécessaire pour suivre régulièrement les performances de leurs placements. L’avantage réside dans la liberté totale de décision et l’absence de frais de gestion pilotée. L’inconvénient tient au risque d’erreurs de stratégie, faute d’expertise ou de disponibilité.
La gestion conseillée : un accompagnement sur-mesure
La gestion conseillée, aussi appelée gestion profilée, représente un juste milieu. L’investisseur conserve le contrôle de ses choix et peut effectuer des arbitrages, mais il bénéficie de recommandations d’experts ou s’appuie sur des profils de gestion prédéfinis.
Concrètement, l’assureur ou le distributeur propose des allocations types (prudent, équilibré, dynamique) que l’épargnant peut suivre ou adapter selon ses préférences. Ce mode offre un bon équilibre entre autonomie et accompagnement, sans frais supplémentaires significatifs.
La gestion pilotée : déléguer en toute sérénité
La gestion pilotée, ou gestion sous mandat, consiste à confier intégralement la gestion du contrat à une société de gestion professionnelle. L’épargnant définit au départ son profil de risque et ses objectifs, puis les experts prennent en charge tous les arbitrages nécessaires pour optimiser l’allocation.
Cette solution clé en main convient particulièrement aux personnes qui manquent de temps, de connaissances financières, ou qui préfèrent déléguer cette dimension technique. L’expertise du gestionnaire permet généralement de capter les opportunités de marché et d’éviter certaines erreurs comportementales, comme vendre en panique lors d’une baisse des marchés.
Bon à savoir : Les frais de gestion pilotée oscillent généralement autour de 1% à 1,5% par an, en plus des frais de gestion du contrat. Les meilleurs contrats du marché proposent une tarification tout compris inférieure à 1,5% par an, ce qui rend cette solution très compétitive au regard de l’expertise apportée.
Fiscalité et frais des contrats en unités de compte
La structure des frais
Investir en unités de compte implique de supporter plusieurs niveaux de frais qu’il convient d’identifier pour mesurer leur impact sur le rendement.
Les frais de gestion de l’enveloppe sont prélevés annuellement par l’assureur sur la part investie en UC. Ils oscillent entre 0,5% et 1% par an selon les contrats. Ces frais rémunèrent les services de l’assureur : tenue de compte, reporting, garanties décès…
Les frais propres à chaque support varient fortement selon le type d’UC choisi. Comptez entre 0,15% et 0,3% pour un ETF, 1,5% à 2,5% pour un fonds actions géré activement, et jusqu’à 15% des loyers perçus pour certaines SCPI. Ces frais sont directement intégrés dans la valorisation du support : ils ne sont pas visibles en tant que tels mais réduisent le rendement affiché.
Certains contrats facturent également des frais de versement (prélevés sur chaque apport) et des frais d’arbitrage (lors du transfert d’un support à un autre). Ces frais ponctuels peuvent être évités en choisissant un contrat à tarification compétitive.
La fiscalité applicable selon l’enveloppe
Les unités de compte ne disposent pas de fiscalité propre : c’est l’enveloppe dans laquelle elles sont détenues qui détermine le régime fiscal applicable.
Dans une assurance-vie, les gains réalisés sur les UC ne sont imposés qu’en cas de rachat. Si le contrat a plus de 8 ans, un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule (9 200 euros pour un couple) s’applique sur les gains, avant application du prélèvement forfaitaire unique de 24,7% (7,5% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux). Pour les versements effectués après le 27 septembre 2017 et au-delà de 150 000 euros, le taux d’imposition passe à 12,8% au lieu de 7,5%.
Dans un PER, les plus-values réalisées sur les unités de compte sont totalement exonérées d’impôt tant qu’elles restent au sein du plan. La fiscalité ne s’applique qu’au moment de la sortie (à la retraite) et varie selon le type de versements effectués (déductibles ou non) et la forme de sortie choisie (capital ou rente).
Dans un contrat de capitalisation, le fonctionnement fiscal est proche de l’assurance-vie, avec la particularité que le contrat ne se termine pas au décès du titulaire et peut être transmis dans le cadre d’une succession ou apporté à une société.
Important : Les prélèvements sociaux sur les unités de compte ne sont prélevés qu’au moment d’un rachat (partiel ou total), contrairement aux fonds en euros où ils sont ponctionnés chaque année.
Performances et évolution des unités de compte
Les facteurs de performance
La performance d’une unité de compte dépend directement de l’évolution des actifs sous-jacents dans lesquels elle est investie. Un fonds actions mondial suivra les mouvements des grandes entreprises cotées internationales. Une SCPI sera influencée par les revenus locatifs et la valorisation du patrimoine immobilier qu’elle détient.
Plusieurs paramètres macroéconomiques impactent les performances : la conjoncture économique, les taux d’intérêt fixés par les banques centrales, le niveau d’inflation, les tensions géopolitiques, ou encore la stratégie du gestionnaire du fonds. C’est pourquoi il est difficile de prédire avec certitude les rendements futurs.
Historique de rendement des UC
En 2024, le rendement moyen des unités de compte sur une assurance-vie s’établissait à 4,9% avant frais, selon les données de France Assureurs. Ce chiffre global masque toutefois d’importantes disparités selon les classes d’actifs.
Les fonds actions ont affiché une belle performance de +8,5% en moyenne, portés par la bonne tenue des marchés américains et européens. Les fonds obligataires ont généré un rendement de +4,2%, bénéficiant de la stabilisation des taux. En revanche, les fonds immobiliers ont subi une correction de -6,7%, pénalisés par la hausse des taux d’intérêt et les incertitudes sur le marché des bureaux.
À titre de comparaison, les fonds euros ont délivré un rendement moyen de 2,6% en 2024, confirmant l’écart de performance avec les unités de compte, bien que ces dernières affichent une volatilité plus marquée.
Le lien entre rendement et niveau de risque
Plus l’exposition aux actifs volatils est importante, plus le potentiel de performance est élevé. Un portefeuille concentré sur des actions de croissance ou sur des fonds sectoriels peut générer des rendements annuels à deux chiffres, mais aussi subir des baisses significatives en cas de retournement de marché.
À l’inverse, une allocation prudente privilégiant les obligations et les fonds monétaires limitera les fluctuations mais bridant aussi le rendement. En 2024, les profils prudents (risque de 1 sur 10) de certains portefeuilles gérés ont offert un rendement d’environ 5%, tandis que les profils les plus dynamiques (risque de 10 sur 10) ont atteint jusqu’à 27%.
Attention : Ces écarts de performance illustrent l’importance de bien définir son profil de risque avant d’investir. Un rendement attractif sur une année ne garantit pas la reproduction de cette performance les années suivantes.
Stratégies d’investissement en unités de compte
Intégrer les UC dans sa stratégie patrimoniale
Les unités de compte trouvent naturellement leur place dans une stratégie patrimoniale équilibrée. Elles permettent de dynamiser une partie de son épargne tout en conservant une poche de sécurité sur le fonds euros ou d’autres placements garantis.
Pour rechercher du rendement, les UC constituent un levier essentiel. Elles donnent accès à des classes d’actifs performantes sur le long terme, comme les actions internationales, le private equity ou les fonds thématiques. L’objectif est d’améliorer la rentabilité globale du patrimoine financier, en acceptant une part de risque maîtrisée.
La diversification représente un autre motif d’investissement en UC. En répartissant l’épargne sur plusieurs types d’actifs (actions, obligations, immobilier…), plusieurs zones géographiques (Europe, États-Unis, Asie…) et plusieurs secteurs d’activité (technologie, santé, énergie…), on limite l’exposition à un seul risque de marché. Si une classe d’actifs performe mal, les autres peuvent compenser.
Une approche progressive peut également être adoptée. Plutôt que d’investir massivement en une seule fois, il est possible de lisser les points d’entrée sur plusieurs mois ou années. Cette stratégie, combinée à des arbitrages automatisés ou une gestion pilotée, permet de s’adapter aux évolutions de marché sans y consacrer un temps considérable.
Bon à savoir : Les UC ne remplacent pas une épargne de précaution 100% garantie. Elles viennent en complément du fonds euros pour constituer une allocation équilibrée, adaptée à la fois aux besoins de sécurité et aux objectifs de performance.
Diversifier pour limiter les risques
La diversification constitue la règle d’or de l’investissement en unités de compte. Plutôt que de concentrer son capital sur un seul support, il est préférable de répartir les sommes investies sur plusieurs UC présentant des profils de risque et des cycles de marché différents.
La diversification géographique permet de ne pas dépendre d’une seule économie. En investissant à la fois sur des fonds européens, américains et asiatiques, on capte les opportunités de croissance à l’échelle mondiale tout en limitant l’impact d’un ralentissement localisé.
La diversification sectorielle complète cette approche. Tous les secteurs ne réagissent pas de la même façon aux cycles économiques. La technologie peut surperformer en période d’expansion, tandis que les biens de consommation de base résistent mieux en temps de crise. Un mix équilibré entre secteurs défensifs et secteurs de croissance améliore la résilience du portefeuille.
La diversification par classe d’actifs représente le troisième pilier. Combiner actions, obligations, immobilier et fonds monétaires permet de bénéficier des atouts de chaque catégorie : croissance pour les actions, stabilité pour les obligations, revenus réguliers pour l’immobilier, liquidité pour les fonds monétaires.
Adapter son placement selon son profil
Chaque épargnant présente un profil spécifique en termes d’horizon de placement, de tolérance au risque et d’objectifs financiers. L’allocation en unités de compte doit refléter ces particularités.
Pour un horizon court terme (moins de 3 ans), il est préférable de limiter l’exposition aux UC et de privilégier la sécurité du fonds euros. Les marchés financiers peuvent connaître des corrections brutales sur de courtes périodes, et le risque de devoir racheter en moins-value est réel.
Pour un horizon moyen terme (3 à 8 ans), une allocation équilibrée entre fonds euros et UC s’impose. On peut viser une répartition 50-50, en orientant la part d’UC vers des supports mixtes combinant actions et obligations, ou vers de l’immobilier.
Pour un horizon long terme (au-delà de 8 ans), la part d’UC peut être largement augmentée, jusqu’à 70-80% du capital. Le temps permet de lisser la volatilité et de capter pleinement le potentiel de croissance des marchés. Les actions, les ETF et le private equity trouvent alors toute leur place dans l’allocation.
Sélectionner les meilleures unités de compte en 2026
Critères de sélection d’une UC
Pour choisir les unités de compte les plus adaptées, plusieurs critères méritent d’être analysés avec attention.
La performance historique constitue un premier indicateur, bien qu’elle ne préjuge pas des résultats futurs. Il est intéressant d’observer les rendements sur différentes périodes (1 an, 3 ans, 5 ans) et de les comparer à un indice de référence pour évaluer la capacité du fonds à surperformer son marché.
Les frais représentent un élément déterminant. Un fonds facturant 2,5% de frais annuels devra générer une surperformance de 2,5% simplement pour égaler un ETF à 0,3% de frais. Sur le long terme, l’impact des frais sur le capital final est considérable.
Le niveau de risque doit correspondre à votre profil. Chaque fonds est classé selon une échelle de risque de 1 à 7, du moins risqué au plus risqué. Un profil prudent se limitera aux risques 1 à 3, tandis qu’un profil dynamique pourra aller jusqu’à 6 ou 7.
La liquidité garantit la possibilité de récupérer son capital rapidement en cas de besoin. La plupart des OPCVM et ETF offrent une liquidité quotidienne. En revanche, certains fonds de private equity ou des SCPI peuvent présenter des délais de sortie plus longs.
Exemples d’unités de compte performantes
Parmi les supports immobiliers, la SCPI Remake Live affiche un rendement de 7,5% sur un an, avec des frais annuels de 15% des loyers perçus. La SCPI Iroko Zen délivre quant à elle +7,3%, pour des frais de 18% des loyers. Ces supports conviennent aux investisseurs recherchant des revenus réguliers avec un horizon de 8 à 10 ans.
Du côté des ETF, l’Amundi Nasdaq-100 UCITS ETF a progressé de +33,9% en 2024, avec des frais ultra-compétitifs de 0,30% par an. L’Amundi DJ Global Titans 50 ETF, qui réplique l’indice Dow Jones Global Titans 50, a enregistré une performance encore plus spectaculaire de +39,6% en 2024, pour des frais de 0,40% par an. Ces supports conviennent aux profils dynamiques sur un horizon long terme.
Parmi les OPCVM actions, le Morgan Stanley US Advantage a généré +30,38% en 2024, avec des frais de gestion de 1,6% par an. Plus impressionnant encore, l’Echiquier Space, un fonds thématique investi dans le secteur spatial et l’écosystème orbital, a bondi de +69,3% en 2024, pour des frais de 1,65% par an. Le fonds TOBAM BTC-Linked & Blockchain Equity, exposé aux sociétés liées aux cryptomonnaies et à la blockchain, a explosé avec une performance de +74,9% en 2024, malgré des frais de 1,9% par an.
Du côté du private equity, le FCPR Eiffel Infrastructure + Vertés, qui investit dans des projets d’énergies renouvelables via dette privée et capital, affichait +6,7% en 2023 avec des frais de 2,3% par an. Le FCPR Eurazeo Private Value Europe 3, spécialisé dans le capital-transmission et la dette privée, délivrait +9% en 2023 pour des frais de 1,8% par an.
Enfin, pour une exposition monétaire à très court terme, l’OPCVM AXA Court Terme offrait un rendement de 3 à 4% sur 12 mois, avec un risque minimal.
Attention : Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif et ne constituent pas une recommandation d’investissement.
Tendances et opportunités pour 2025-2026
Plusieurs tendances de fond se dessinent pour les investisseurs souhaitant positionner leur épargne sur des thématiques porteuses.
Les fonds thématiques continuent de susciter l’intérêt, notamment dans trois secteurs clés. La transition énergétique bénéficie d’un soutien massif des politiques publiques et des investissements privés. Les fonds investis dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique ou les infrastructures vertes offrent des perspectives de croissance solides. L’intelligence artificielle constitue une révolution technologique majeure, et les fonds exposés aux leaders du secteur peuvent capter une partie de cette croissance. Enfin, la santé reste un secteur défensif et porteur, avec le vieillissement de la population et les innovations biotechnologiques.
L’immobilier traverse une phase d’ajustement après la hausse des taux d’intérêt. Certains segments, comme l’immobilier de bureaux, connaissent des difficultés liées à la généralisation du télétravail. En revanche, la logistique, les résidences seniors ou les résidences étudiantes présentent des fondamentaux solides. Cette phase de marché peut créer des opportunités d’achat pour les investisseurs patients.
Les ETF et fonds indiciels gagnent en popularité grâce à leur structure de frais attractive et leur simplicité d’utilisation. Investir dans un ETF répliquant le MSCI World ou le S&P 500 permet de s’exposer à des centaines d’entreprises mondiales en une seule ligne, avec des frais inférieurs à 0,3% par an. Cette approche passive séduit de plus en plus d’épargnants qui souhaitent capter la croissance des marchés sans chercher à les battre.
Guide pratique pour investir en unités de compte
Les étapes pour se lancer
Investir en unités de compte nécessite de suivre une démarche structurée en quatre étapes.
Première étape : choisir l’enveloppe adaptée. Selon votre projet, orientez-vous vers une assurance-vie pour la souplesse et la transmission, un PER pour préparer la retraite et défiscaliser, ou un contrat de capitalisation pour certaines configurations patrimoniales spécifiques.
Deuxième étape : évaluer votre profil de risque. Votre tolérance à la volatilité déterminera votre classement parmi les profils prudent, équilibré ou dynamique. Cette étape est fondamentale car elle conditionne la répartition de votre allocation.
Troisième étape : sélectionner le mode de gestion. Gestion libre si vous avez l’expertise et le temps, gestion conseillée si vous souhaitez conserver le contrôle tout en bénéficiant de recommandations, gestion pilotée si vous préférez déléguer intégralement la gestion à des professionnels.
Quatrième étape : choisir vos supports. En fonction de votre profil et du mode de gestion retenu, vous sélectionnerez les unités de compte dans lesquelles investir : ETF pour la diversification à moindre coût, SCPI pour l’immobilier, OPCVM actions pour rechercher de la croissance, fonds de private equity pour les profils les plus dynamiques…
Quelle enveloppe privilégier pour les UC ?
L’assurance-vie représente l’enveloppe la plus polyvalente. Le capital reste disponible à tout moment, ce qui offre une grande souplesse. La fiscalité devient particulièrement avantageuse après 8 ans de détention. L’assurance-vie convient aussi bien pour préparer un projet à moyen terme que pour organiser la transmission de son patrimoine. Il est toutefois recommandé de respecter un horizon de placement de plusieurs années pour optimiser le potentiel des unités de compte.
Le PER (Plan d’Épargne Retraite) s’adresse aux personnes souhaitant se constituer un complément de revenus pour la retraite, tout en bénéficiant d’une déduction fiscale immédiate sur les versements volontaires. Les sommes investies sont bloquées jusqu’à la retraite, sauf cas de sortie anticipée prévus par la loi (acquisition de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement…). Cette contrainte de liquidité se compense par une fiscalité attractive : les plus-values réalisées sur les UC ne sont pas imposées tant qu’elles restent dans le plan.
Le contrat de capitalisation présente un fonctionnement proche de l’assurance-vie, avec une différence majeure : il ne s’éteint pas au décès du titulaire. Il peut être transmis dans le cadre d’une succession, apporté à une société, ou conservé dans le patrimoine successoral. Cette particularité en fait un outil patrimonial intéressant pour certaines stratégies de transmission ou d’optimisation fiscale.
Les options d’arbitrage pour optimiser son contrat
Un contrat multisupport offre la possibilité d’effectuer des arbitrages, c’est-à-dire de transférer tout ou partie de l’épargne d’un support à un autre sans sortir de l’enveloppe fiscale. Cette souplesse permet d’adapter l’allocation aux évolutions de marché ou à la modification de ses objectifs personnels.
L’arbitrage manuel confère une liberté totale à l’investisseur. Il peut décider, par exemple, de basculer une partie de ses UC vers le fonds euros après une forte hausse des marchés pour sécuriser les gains. Ou à l’inverse, d’augmenter l’exposition aux actions en période de baisse pour profiter des opportunités de marché.
La sécurisation automatique des plus-values constitue une option intéressante proposée par de nombreux contrats. Le mécanisme fonctionne ainsi : dès qu’une UC atteint un certain niveau de plus-value prédéfini (par exemple +10%), une partie des gains est automatiquement transférée vers le fonds euros. Cette stratégie permet de cristalliser les performances sans avoir à surveiller quotidiennement les marchés.
Le rééquilibrage du portefeuille vise à maintenir une répartition cible entre les différentes classes d’actifs. Si les actions progressent fortement et passent de 60% à 70% du portefeuille, un arbitrage automatique ramène cette pondération à 60%. Cette discipline évite les effets de concentration et maintient le profil de risque initial.
Questions fréquentes sur les contrats en unités de compte
Qui peut souscrire un contrat en unités de compte ?
Les contrats en unités de compte sont accessibles à tous, sans condition de revenus ou de patrimoine minimum. Que l’on soit novice ou investisseur expérimenté, il existe des solutions adaptées. Les débutants peuvent opter pour une gestion pilotée qui délègue les choix d’investissement à des professionnels. Les profils plus avertis peuvent préférer la gestion libre pour conserver la maîtrise de leurs décisions. L’essentiel est de bien définir son profil de risque et son horizon de placement avant de se lancer.
Peut-on perdre son capital avec les unités de compte ?
Oui, c’est la différence majeure avec le fonds euros. La valeur des unités de compte fluctue en fonction des marchés financiers, ce qui implique un risque de perte en capital. Dans les cas les plus défavorables, la valeur d’une UC peut diminuer significativement, voire tendre vers zéro pour certains fonds très spéculatifs. Toutefois, ce risque peut être maîtrisé par une diversification appropriée et un horizon de placement suffisamment long. Plus le portefeuille est diversifié, plus le risque de perte globale est limité.
Quelle est la différence entre UC et fonds euros ?
Le fonds euros garantit à 100% le capital investi et les intérêts acquis chaque année. Sa valeur ne peut jamais diminuer. En contrepartie, son rendement reste modeste, autour de 2,6% en moyenne en 2024. Les unités de compte ne bénéficient d’aucune garantie en capital, mais offrent un potentiel de rendement nettement supérieur, avec une moyenne de 4,9% en 2024 avant frais. Le choix entre les deux dépend de votre profil de risque : sécurité totale avec le fonds euros, recherche de performance avec les UC.
Comment fonctionnent les UC dans une assurance-vie ?
Lorsqu’un épargnant investit dans une unité de compte, il achète un certain nombre de parts dont la valeur fluctue selon les marchés. Par exemple, en investissant 1 000 euros sur une UC valorisée à 100 euros, on acquiert 10 parts. Si la valeur passe à 140 euros, le capital atteint 1 400 euros, soit une plus-value de 400 euros. Si elle chute à 70 euros, le capital tombe à 700 euros, soit une moins-value de 300 euros. Le nombre de parts reste toujours le même, seule leur valorisation change.
Quelle est la meilleure unité de compte ?
Il n’existe pas d’unité de compte universellement meilleure. Tout dépend du profil d’investisseur, des objectifs financiers et de l’horizon de placement. Un investisseur prudent privilégiera des fonds obligataires ou de l’immobilier pour plus de stabilité. Un profil dynamique se tournera vers des fonds actions ou du private equity pour maximiser le rendement. L’important est de diversifier ses investissements sur plusieurs UC présentant des profils de risque et des cycles de marché différents, afin de mutualiser les risques tout en optimisant les performances.
Les UC sont-elles soumises à l’impôt chaque année ?
Non, contrairement aux fonds euros où les prélèvements sociaux sont ponctionnés annuellement, les gains réalisés sur les unités de compte ne sont imposés qu’au moment d’un rachat (partiel ou total). Tant que l’épargne reste au sein du contrat, aucune fiscalité ne s’applique. Cette capitalisation des gains constitue un avantage fiscal non négligeable sur le long terme.
Peut-on arbitrer gratuitement entre UC et fonds euros ?
Cela dépend des contrats. Certains assureurs proposent des arbitrages illimités sans frais, tandis que d’autres facturent des frais d’arbitrage à chaque opération. Il est donc indispensable de vérifier les conditions tarifaires avant de souscrire. Les meilleurs contrats du marché offrent généralement des arbitrages gratuits, ce qui facilite la gestion active du portefeuille sans pénaliser la performance.
Quel montant minimum pour investir en UC ?
Les montants minimums varient selon les contrats et les assureurs. Certains contrats d’assurance-vie acceptent des versements initiaux dès 500 euros, voire moins. D’autres exigent plusieurs milliers d’euros. De même, les versements programmés peuvent démarrer à partir de 50 à 100 euros par mois selon les contrats. L’accessibilité des unités de compte s’est considérablement améliorée ces dernières années, permettant à un large public d’accéder à ces supports.
Combien de temps garder ses UC ?
L’horizon de placement recommandé pour les unités de compte se situe entre 5 et 10 ans minimum. Cette durée permet de lisser la volatilité des marchés et d’augmenter les chances de performance positive. Plus le profil d’investissement est dynamique (forte exposition aux actions), plus l’horizon doit être long. Pour les fonds de private equity ou certains fonds immobiliers, un horizon de 8 à 10 ans est même préférable. Bien entendu, le capital reste techniquement disponible à tout moment, mais racheter en période de baisse ferait cristalliser une moins-value.
Les UC permettent-elles de préparer sa retraite ?
Absolument. Les unités de compte constituent même un excellent outil pour se constituer un capital retraite. Intégrées à un PER, elles permettent de bénéficier d’une déduction fiscale sur les versements, tout en cherchant une performance attractive sur le long terme. L’horizon lointain de la retraite autorise une exposition significative aux actifs dynamiques comme les actions ou le private equity, qui offrent les meilleurs rendements sur longue période. À l’approche de la retraite, il est possible de sécuriser progressivement les gains en basculant vers des supports moins volatils.
Les contrats en UC conviennent-ils pour la transmission ?
Oui, l’assurance-vie en unités de compte bénéficie du même cadre successoral favorable que l’assurance-vie en fonds euros. Les capitaux transmis via une assurance-vie échappent en grande partie aux droits de succession. Chaque bénéficiaire désigné bénéficie d’un abattement de 152 500 euros (pour les versements effectués avant 70 ans), au-delà duquel un prélèvement de 20% puis 31,25% s’applique. Cette fiscalité reste bien plus avantageuse que les droits de succession classiques. Les UC permettent donc de préparer la transmission de son patrimoine tout en recherchant une valorisation attractive pendant la phase d’épargne.
